Les cartes

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Situation géographique du djebel Zakri

Carroyage Kilométrique Lambert ( Nord Algérie ) Nédroma

 

Le point rouge : Djebel Zakri

 

Altitude 725, 4/6 Km à vol d’oiseau dans le Sud-Est du poste d’El Aroussa , coordonnées : carte Nédroma 1/50 000 FW 89 92, combat de la DBFM, le 29 08 1956 ( secteur du 2ème Bataillon).

 

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La presse

 

Tiré de « L’Echo d’Oran » N° 30631 du Vendredi 31 08 1956

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Les deux dernières lignes de cet article sont révélatrices d’une censure militaire :

 

« On a dû également enregistrer quelques pertes du côté des forces de l’ordre »

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REMERCIEMENTS

 

Je remercie tout particulièrement les familles des tués : Gardair, Amourette, Masini, Kryshine, Touzet, qui ont bien voulu collaborer en me faisant parvenir documents et photos.

 

Après plusieurs mois de recherches, je n’ai pas réussi à identifier les autres familles, mais leurs fils ne sont pas oubliés.

 

Pourquoi ai-je écrit cette histoire ?

 

- Parce que l’on ne peut pas honorer des militaires qui , de par leurs rangs et leurs fonctions ont abusé de leurs droits.

 

- Pour faire savoir à ces familles douloureusement touchées par la perte d’un des leurs, la vérité sur les tenants et les circonstances exactes de cette opération.

 

- Je remercie également les « rescapés » :

 

Grimaux Michel

 

Pédrono Louis

 

Pittoni Jean, qui se souviennent, 52 ans après, qui n’ont pas osé en parler pendant ces 52 années et qui m’ont confié tout simplement et modestement ce qu’ils ont vécu.

 

- Sans oublier ceux qui m’ont aidé dans mes recherches ; Chollet, Bonnerue, le Rital et Trépel 3 pour la création de ce site.

 

A toutes et à tous, un grand MERCI.

Mais ne saurons-nous jamais qui a été réellement le « Nivelle du Djebel Zakri » ???

 

 

Qm2 Balisson Jean-Claude

 

Matricule 8137 T 54

 

Commando Jaubert

 

Le Mans le 23 01 2008

 

Commentaires

 

Jeudi 06 03 2008 de PEDRENO Louis:

Salut matelot,

Je te remercie beaucoup de ce récit qui a fait, et fait encore remonter de bons et mauvais souvenirs. Je te joins avec retard quelques réflexions qui sont seulement le reflet de ma pensée, et comment je l'ai vu. Je pense avoir été un des deux FM qui ont canardé ce groupe de fellous, je venais de tomber dans des épineux en me précipitant à cet endroit, cela se passait juste après la photo qui est la troisième sur ton livre, où est marqué "djebel zakri". ( page 64), je pense reconnaître 2 ou 3 gars ( debouts:  les deux du milieu et à genoux, celui du milieu.

D' accord pour la légion qui n'est pas citée mais avec qui, et avec mon groupe nous avons été en contact toute la matinée. Cette légion qui, au jour de notre retour en France, je ne sais pas par quelle information, alors que le train s'est arrêté en gare de Sidi, était en rang d'honneur sur les quais, et sur ordre s'est avancée et au garde à vous nous a offert une bouteille d'alcool par wagon, à nous les appelés du Djebel Zakri.

Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la haine séculaire, n'allons pas toujours dans le même sens, les colons: oui, une grande partie, même avec nous qui venions les défendre ( ferme Perret). Mais il faut alors tout dire, ces pieds noirs ( je ne suis pas en affinité avec eux) qui ont été sauvagement assassinés par ceux qu'ils ont élevés comme des fils dans leurs propres maisons. Je pourrais citer quantité d'actes de barbarie côté Philippeville ( hommes tués avec testicules cousus dans la bouche, femmes enceintes éventrées .....)

Les rappelés ont rué dans les brancards, OUI,avec juste raison, eux avaient déjà fait leur service et savaient où ils allaient. Nous les appelés, car nous allions faire notre service et avons été emportés par la vague vers ce théâtre d'opérations.Il est vrai l'armée avait réussi à faire de nous des petits guerriers. Comme je le dis dans mon témoignage, nous les inscrits maritimes étions déjà loin de France depuis pas mal de temps ( moi à Madagascar) et n'étions pas très au courant des affaires politiques françaises ( j'avais 18 ans et ça ne m'intéressait pas), ce qui résume un peu notre passivité. Tu as fait un bon résumé et je t'en félicite, rendons honneur à tous nos copains disparus dans ces évènements. Je vous salue tous les gars de la DBFM.

Cordialement à toi, et encore merci

 

Carte de la part de Mlle Amourette Anne-Marie ( soeur de Jean-Pierre)

 

 

 

 

 

 

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Courrier de Madame MASINI Marie-Joséphine:

Olméta du Cap le 15 02 2008

Monsieur,

C'est avec un peu de retard, et je m'en excuse que je viens vous remercier de ce magnifique cadeau que vous m'avez envoyé. Merci, merci mille fois de ma part et de celle de ma famille. Amitiés

 

 

 

 

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Voilà plus de cinquante ans - exactement 53 - que j'ai sur le coeur l'affaire du Zakri.

 

C'est à cet engagement meurtrier, en Oranie en 1956, que je réfère dans l'épisode "Mes marins" de "Bulles d'Histoire " , de même que je reprends quasiment dans les mêmes termes, les moments de cette "bataille" dans le Chapitre 11 de "la Course de Printemps" . ( BELORGEY Gérard)

 

Or des recherches m'ont conduit à découvrir le site sur lequel écrivent et témoignent depuis quelques années des fusiliers marins de la DBFM rescapés de cette aventure

 

On y trouve souvenirs précis, expressions de tout ce que pouvaient penser les soldats d'alors, cartes, fac similé d'articles de presse, correspondances, photos très éloquentes, etc. : tous documents que je n’ai pas pu bien transférer, mais ...

  www.djebelzakri.canalblog.com

IL FAUT ALLER VOIR CE SITE : la vérité de cette époque parfaitement décrite par des engagés volontaires du temps, mais qui n'auraient pu imaginer ce à quoi, et à qui , ils s'étaient livrés

 

Je reproduis ci-après mon témoignage et ce que j'ai comme part d'explication de cette vilaine affaire

 

Au chef lieu, il y avait des obsèques : après une lourde intervention de pacification, on rendait les honneurs aux cercueils alignés, drapés de tricolore, frappés de l'ancre de marine. Il y en avait presqu'autant que, selon la presse, de combattants F.L.N. tués au cours de que l'on avait appelé la "bataille du Zakri" dans l'ouest algérien,.

Entre les sonneries aux morts et les remises de décorations, je revivais l'opération. Elle avait été montée de manière classique. Un vaste compartiment de terrain, composé de djebels allongés et de petits plateaux de piémonts, avait été, le plus discrètement possible, bouclé avant l'aube, par des troupes motorisées constituant le filet de la nasse. Une fois en place, elles croisaient leurs vues et leurs feux sur tout ce qui prétendrait en sortir. D'autres unités, à pied, étaient chargées de battre et ratisser la surface encerclée. Les habitants étaient rameutés vers des points de contrôle. Ceux qui ne se laissaient pas contrôler étaient les rebelles. Au point haut du dispositif, un peu en avant du bouclage, était le piton du commandement. Deux types de forces étaient engagées : celles du secteur qui quadrillaient habituellement le pays et le connaissaient bien; des forces d'intervention venues d'ailleurs. Mon peloton de chars et d'hommes portés appartenait aux premières. Nous y travaillions tantôt en véhicules, tantôt au contact. Nous avions été placés en réserve auprès du commandant d'une demi-brigade de fusiliers marins : une troupe d'élite, spécialement entraînée, sophistiquement équipée, faisant, sur de courts séjours opérationnels, la guerre comme un ballet, avec élégance, courage et férocité. C'est dans un douar qu'elle avait un jour "nettoyé" que j'ai fait rapine, avant que tout ne brûle, d'une couverture de laine aux bandes vertes et blanches surlignées de fines rayures oranges, pourpres et noires, dont je ne parviens pas à me séparer, sur laquelle je couche encore souvent depuis plus de quarante ans.

A peine l'aube s'était-elle ouverte, que ces commandos de marines, en progression sur les pentes du djebel, furent cloués au sol par des tirs émanant d'une ligne de maisons, de figuiers de barbarie et de rocs en désordre. L'ensemble constituait comme un petit ksar surélevé par rapport au lacet abrupt d'une piste. Au delà, un tournant, pour franchir un mauvais col, passait sur l'autre versant de ce haut de vallée.

Longtemps, dans mes jumelles, depuis le P.C., je suis resté à observer: dispersés en tirailleurs, dans leurs treillis vert pomme, les hommes aux bérets à pompon rouge se faisaient "allumer" dès qu'ils se levaient de derrière un pli de terrain ou une murette. Ils ont fini par donner l'assaut à découvert, enlevés par des enseignes de vaisseaux, glorieux comme en quatorze et fauchés par les rafales. Ils ne sont pas arrivés jusqu'au ksar avant que les fellaghas n'aient réussi à se replier dans une grotte au delà du col. La journée s'est achevée sous les attaques au rocket de l'aéronavale, dans les fumées et dans les flammes.

Ce terrain, qui a fait tant de morts, je le connaissais. Sur cette piste, entre les aloès, j'aurais pu me porter. Avec mes jeeps et mes chars légers - du modèle de ceux qui avaient fait la guerre de Corée - je l'avais souvent empruntée. Un jour, je l'avais trouvée coupée en dents de piano, par des tranchées dans une épingle à cheveu et le half track de tête, surpris, a versé : deux hommes aux jambes écrasés. C'est sur cette piste aussi que j'avais vu mes premiers égorgés : des jeunes du contingent, avec les couilles bourrant leurs bouches, déjà couverts de mouches.

 

 

 

Je ne croyais pas à la pacification, à cette guerre, à cette bataille. Mais je ne pouvais plus rien changer. J'étais soldat : là pour prendre et pour sauver des vies. Au début de l'accrochage, j'avais osé dire au pacha :

 

« Commandant, mes chars peuvent passer. La résistance, je peux la canonner.

 

Il m'avait foudroyé de son regard de chef.:

- Non, mon petit; ça c'est pour mes marins ».

 

Correction du 1er Février 2010 : Un correspondant qui était présent comme membre des commandos de marine , Jean Claude Balisson, m'invite à insérer dans le texte ci-dessus "les corrections nécessaires pour le rétablissement de la vérité."

 

Rectificatif que je produis bien volontiers et qui éclaire comment cet engagement n'a pas plus fait appel aux commandos de marine qu'à la cavalerie légère blindée qui pouvait éviter le massacre de marins de ja DBFM; j'insère donc ci dessous ce qui m'est demandé :

 

Votre blog fait référence, entre autre, à la trop fameuse opération djebel Zakri dont j'ai décrit le déroulement à l'aide de témoignages reçus par des rescapés et le mien, en tant qu'acteur passif.J'y découvre une anomalie quant à la troupe que vous désignez pour avoir pris une part active à l'assaut.

Ce ne sont des commandos marine, comme vous le citez, qui ont essuyé les premiers coups de feu, mais des marins de la D B F M ( Demi- Brigade de Fusiliers Marins), composée majoritairement d'appelés du contingent et de rappelés, donc une troupe peu aguerrie et totalement inexpérimentée.

Les commandos marine, auxquels j'appartenais, ainsi que la légion étrangère ont été héliportés à 400 mètres du piton sur lequel se tenaient les rebelles. Nous avons reçu l'ordre de ne pas bouger ( note de GB : comme moi-même ) laissant ainsi au commandement de la DBFM le soin de recueillir les lauriers d'une victoire qui ne pouvait se solder que par un massacre. Vous en connaissez le dénouement.

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GUÉHO André, ancien de Montfort, Penfen et Jaubert, nous raconte:

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